Mobilisation 15 octobre 2020 pour les lycéens sans papiers

Nous relayons cet appel des enseignants du lycée Jean Jaurès :

LYCÉENS ÉTRANGERS ET MAJEURS : NON AU SILENCE ET AU MÉPRIS
IL FAUT LES RÉGULARISER, LEUR RENDRE L’AVENIR POSSIBLE !


Ces lycéennes et lycéens sont nos élèves, nos camarades, nos enfants. Elles·ils sont scolarisé·e·s dans nos lycées, depuis plusieurs années.

Comme les autres, elles·ils font tout pour réussir. Et pourtant, le jour de leurs 18 ans, ces jeunes étranger·e·s basculent automatiquement dans une situation irrégulière.
Pour poursuivre leur formation, s’inscrire dans un cycle d’études supérieur ou s’insérer dans la vie professionnelle, elles·ils doivent posséder un titre de séjour, obligatoire à partir de 18 ans. La plupart remplissent les conditions pour l’obtenir.

Mais dans notre département, les délais de délivrance de rendez-vous à la préfecture s’élèvent à des mois, parfois des années !
La façon dont sont traité·e·s les lycéen·ne·s étranger·e·s par les services de la préfecture dans le département de Seine-Saint-Denis est intolérable et indigne.
– Nous refusons de laisser ces jeunes, nos élèves, nos camarades, vivre dans la peur quotidienne de
rencontrer la police et d’être expulsés !
– Nous refusons de laisser ces jeunes, nos élèves, nos camarades, se voir refuser une formation ou un
stage car ils n’ont pas de papiers !
– Nous refusons de les abandonner parce que la préfecture et le rectorat ont choisi de les ignorer !

Le 15 octobre nous appelons toutes et tous à se rassembler, avec nos
pancartes et nos slogans :
– à 13h30 devant l’entrée du lycée (en face du café La Pêche),
– à 18h30 devant la préfecture de Bobigny.


Collectif « Régularisez nos élèves sans papiers »
Avec le soutien et la mobilisation de : ADJIE, ASMIE, Collectif inter associatif 93 du Livre Noir (ASTI 93 – Collectif de Livry Gargan – Coopérative des Idées 93 – Fédération des centres sociaux 93 – Femmes solidaires 93 – Francas 93 – La Cimade 93 – La Ligue des droits de l’Homme 93 – Maison des Femmes Thérèse Clerc – MRAP 93 – Réseaux Éducation Sans Frontières 93 – Secours catholique 93 – Syndicat SUD Conseil Départemental 93 – UD CGT 93 – UD Solidaires 93 ) – CCFD Terre solidaire 93 et les syndicats de l’Éducation Nationale (CGT Éduc’action 93 – SNES FSU 93 – SGEN CFDT 93 – SUD Éducation 93)

4021 disparitions suspectes dans les écoles de Seine-Saint-Denis

Communiqué de presse de la FCPE 93, 07/09/2020

La FCPE de Seine-Saint-Denis dénonce la décision prise ce jeudi par les autorités académiques du 93 de fermer 21 classes sur le département dont un quart sur la seule ville de Montreuil. Elle regrette que les moyens alloués au 93 obligent le recteur à fermer des classes pour pouvoir ouvrir celles qui sont nécessaires aux situations les plus critiques. Elle regrette que près de 400 enfants aient appris brutalement que la maîtresse ou le maître, avec qui ils commençaient à reprendre des marques après 6 mois loin des classes, ne serait plus présent le lundi.

La FCPE 93 constate que la moyenne annoncée de 21 élèves par classe est loin d’être atteinte y compris sur des écoles REP. Elle demande  que soit communiquée une situation  précise des effectifs de maternelle et de primaire en REP et hors REP.

En cette rentrée très particulière, la FCPE s’inquiète fortement de l’absence constatée et non expliquée à ce jour de 4 021 élèves –  dont 500 pour la ville de Saint Denis-  qui n’ont pas retrouvé le chemin de l’école. Il lui paraît urgent d’identifier les causes de cette désaffection pour y remédier.

Au regard du retour attendu des « élèves disparus » et du  besoin de limiter le nombre d’élèves par enseignants tant sur le volet sanitaire que pour les conséquences pédagogiques de la pandémie, la FCPE demande le maintien de toutes les classes dont le rectorat prévoit la fermeture et l’ouverture de toutes celles prévues pour répondre aux situations en tension.

Nos enfants sont l’avenir de tous, mobilisez-vous à nos côtés pour qu’ils aient les moyens de le préparer.

Les évaluations nationales ne doivent pas avoir lieu.

https://la-petition.fr/les-evaluations-ne-doivent-pas-avoir-lieu

Signez la pétition des syndicats enseignants et de la FCPE, et faites tourner!

Alors que la rentrée scolaire de septembre s’annonce très particulière à bien des égards et après des mois d’isolement et de déstabilisation, les élèves ont d’abord besoin que soient recréées des dynamiques pédagogiques collectives et de retrouver confiance. Les familles ont besoin d’aborder la rentrée sereinement. Les enseignants également ont d’abord besoin qu’on fasse confiance à leur professionnalisme, pour, dans le cadre de leur liberté pédagogique, mettre en œuvre les situations d’apprentissages et construire leurs outils en fonction des besoins de leurs élèves.

Les évaluations nationales que le ministère entend maintenir coûte que coûte, malgré le contexte de cette rentrée très particulière, ne doivent pas avoir lieu.

Elles font craindre la multiplication des dispositifs de remédiation trop individualisés, une vision normée des apprentissages et des formes pédagogiques basées sur les entraînements mécaniques, la répétition et l’automatisation qui ne permettent pas d’accéder à la compréhension. Les outils d’évaluation ne doivent pas être imposés aux équipes.

Les évaluations nationales standardisées et autres tests ne peuvent être l’alpha et l’oméga de la rentrée 2020. Ni l’école ni les élèves ne peuvent trouver un intérêt à la passation de ces évaluations nationales. Encore moins cette année. Elles ne doivent pas avoir lieu.

Le ministère masque tant bien que mal son impréparation de la rentrée

Communiqué de la FCPE 93 du 4 septembre 2020

La rentrée des classes, c’est avant tout une fête pour les enfants, retrouver son école, ses camarades, ses profs. Et même si cette année est particulière avec sa dose d’anxiété et d’inconnu : penser aux gestes barrières, ne pas se taper dans la main, respecter un mètre de distance… Autant de consignes à intégrer et à appliquer, sans que cela soit toujours intuitif, et sans que cela ait d’ailleurs été bien préparé par l’Education nationale.
La FCPE dénonce un manque d’anticipation du ministère : peu d’embauches pour permettre véritablement la constitution de groupes de petits effectifs d’élèves ; pas de formation sur les pédagogies adaptées pour l’enseignement à distance.
« Tout est prévu pour que l’année se passe bien ». Pourtant, le ministère n’a pas su donner des réponses aux questions simples des parents : Quelles solutions proposées quand la cantine ne rouvre pas aux premiers jours de la rentrée ? Quelle organisation mise en place quand une classe ou une école ferme ? Ce qui va aller crescendo au vu de l’évolution de l’épidémie.
Bon an mal an, porter un masque pour les enfants âgés de 11 ans et plus est une des mesures phares pour limiter les contaminations. Encore faudrait-il que la puissance publique les mette à disposition des élèves, et ce en quantité suffisante.

https://www.fcpe.asso.fr/petition/petition-covid-19-les-demandes-urgentes-des-parents-deleves-pour-la-rentree-2020

Des fermetures de classes…

Des écoles de Montreuil ont subi une perte de moyens suite au Comité Technique des Services Départementaux (CTSD) du jeudi 3 septembre à Bobigny.

Il s’agit de fermetures de classes ou de « dispositifs 100% » :

Sont concernées sur Montreuil 1 : 3 écoles

Maternelle Danton : 1 fermeture de classe 

Elémentaire Diderot 1 : 1 fermeture de dispositif 100% 

Elémentaire Diderot 2 : 1 fermeture de classe 

(Elémentaire A. Davis : 1 ouverture de classe + 1 ouverture de moyen 100%)

sur Montreuil 2 : 2 écoles

Maternelle Marceau : 1 fermeture de classe 

Maternelle L. Michel : 1 fermeture de classe 

(Elémentaire Marceau : 1 ouverture de classe)

Fermeture de classe : Lancement du cluster Louise Michel

A Montreuil, le groupe scolaire Louise Michel subit la fermeture d’une classe en élémentaire et d’une classe en maternelle. Pour la maternelle, l’école passe de 6 classes (2 par niveau) à 5 classes, toutes en double niveau. C’est du moins la décision que semble avoir prise l’IEN puisque ce vendredi matin, l’école n’en était pas encore officiellement informée. Une bonne nouvelle pour la Covid.

Les classes ne sont pas surchargées, en particulier parce que la ville a ouvert l’année dernière l’école Angela Davis à proximité précisément pour réduire les effectifs des écoles Louise Michel et Berthelot. D’après les projections démographiques, tant de L’UCL FCPE de Montreuil que de la Mairie, dans ce quartier en très forte densification, l’école LM devait à nouveau être saturée d’ici 3 à 5 ans. Ces deux fermetures ne font que raccourcir les délais.

C’est justement les raisons de la colère des parents d’élèves de Louise Michel : avec cette fermeture de classe, l’EN annule une partie de l’amélioration obtenue par l’ouverture d’Angela Davis et en dépit de toute logique pédagogique.

Cette décision prise après la rentrée scolaire signifie que des enfants qui vivent le bouleversement émotif des premières années de scolarisation et qui se sont déjà investis affectivement avec leurs enseignants vont les voir partir après quelques jours. C’est aussi dans un contexte particulier pour des petites sections de maternelle dont l’année scolaire 2019/2020 a été fortement réduite et qui vont débuter l’année avec des grandes sections. Des classes de doubles niveaux où les enseignants devront être en classe et accompagner d’autres enfants à la sieste en même temps. Gérer dans une même pièce des enfants commençant leur dernière année de maternelle et d’autres qui débutent à peine la première. Des enseignants qui devront du jour au lendemain intégrer un deuxième programme.

La décision de l’IEN se justifie par un calcule comptable des effectifs : diviser le nombre total d’élèves par le nombre d’enseignants. Avec 25,3 élèves, l’Éducation Nationale a inventé le tiers d’être humain. Ce calcul, dont la seule finalité est de justifier les baisses d’effectifs, tourne le dos à la pédagogie.

Surtout, alors même que le ministre Blanquer évoquait le 5  juin les bénéfices pédagogiques des classes de 15 élèves, il s’agit aujourd’hui de mettre le plus d’enfants possible par classe. Ce n’est pas de l’enseignement, c’est du Tetris. Sur Montreuil, alors que le nombre d’enfants scolarisés ne cesse d’augmenter, l’EN maintient le même nombre d’enseignants. Il s’agit d’en prendre un ici pour le mettre ailleurs. Gérer la misère des effectifs d’enseignants. 

Surtout, en pleine crise sanitaire, alors même que le ministre avait considéré au printemps que des classes d’une quinzaine d’élèves était le meilleur cadre d’apprentissage, l’EN fait le choix d’augmenter les effectifs par classe. Pour reprendre les propos d’un parent d’élève «  sans espace suffisant pour garantir une circulation sans croisement, avec des sanitaires vétustes et des classes qui n’ont pas été conçues pour des doubles niveaux, ce n’est pas un projet pédagogique, c’est un cluster en devenir ».

C’est du moins ce que les parents de Louise Michel ont pu dire à des journalistes qui semblaient fort intéressés par ce dispositif étonnant de diminution des risques de contamination dans une école montreuilloise par la dégradation du cadre scolaire. Nous entendrons sans doute encore parler de cette fermeture. Ces parents y veilleront.

Les parents de Louise Michel mobilisés