Sous-effectif des personnels communaux dans les écoles et les centres de loisirs de la ville

Courrier envoyé par l’UCL-FCPE le 04 novembre 2017 au Maire de Montreuil et à la Maire-Adjointe à l’Education :

 

Monsieur le Maire,
Madame la Maire-Adjointe,

En ce début d’année scolaire, à nouveau, l’UCL-FCPE de Montreuil déplore le sous-effectif des personnels communaux dans les écoles et les centres de loisirs de la ville.

Nous sommes bien conscients des difficultés financières de la ville et des conséquences néfastes des suppressions de subventions de l’Etat pour le budget communal.
Nous savons que la décision de la Municipalité de recruter, en contrats aidés, 13 nouveaux agents dédiés, entre autres, à la Propreté des Bâtiments, a été oblitérée par les annonces gouvernementales cet été _ ce qui vous a conduit à n’en recruter que 6 en contrats courts renouvelables.
Nous nous mobilisons à vos côtés pour combattre cette asphyxie financière qui pénalise, notamment, le service public d’éducation

Cependant, nous estimons toujours que, même si votre marge de manoeuvre est très faible, la municipalité peut faire un choix politique fort en privilégiant la création de postes d’agents pour les écoles et d’animateurs pour les temps péri- et extra-scolaires, afin de pallier aux besoins générés par des effectifs scolaires en constante augmentation _ et l’ouverture prévue de trois nouvelles écoles en septembre 2018 va renforcer cette nécessité.

Les personnels municipaux ne suffisent déjà pas à assurer les besoins des 49 écoles et des centres de loisirs existants…
L’exercice de ré-organisation et de re-déploiement constant des équipes ne peut répondre aux besoins :

  • Les agents oeuvrant dans les autres bâtiments de la ville doivent venir aider leurs
    collègues dans les écoles de plus en plus fréquemment ;
  • ceux qui y sont affectés sont déplacés de plus en plus souvent pour des remplacements ou des re-déploiements en catastrophe (entre les maternelles H. Wallon et Grands Pêchers par exemple), ou des modifications inopinées d’horaires de travail (à Joliot-Curie, entre autres) ;
  • les Atsem manquent dans certaines maternelles (Nanteuil, Grands Pêchers, …)
  • certaines écoles ne sont plus régulièrement nettoyées (Voltaire, Romain Rolland…),
  • le service de restauration ne fonctionne plus correctement partout,
  • la plupart des accueils péri-scolaires débordent, et le taux d’encadrement n’est plus
    respecté. Par exemple, à Picasso, si les 5 postes d’animateurs sont bien pourvus, les
    enfants ne sont plus 70 tous les soirs comme l’année dernière, mais entre 90 et 105 !

Ainsi, même au complet, les équipes de restauration, de nettoyage, d’animation… ne suffisent plus dans les écoles qui connaissent une montée des effectifs, des ouvertures de classes, des services multiples de cantine… et les personnels sont, déjà, épuisés !

Qu’il s’agisse de ces personnels ou des animateurs des centres de loisirs, les parents d’élèves refusent d’assister à leur non remplacement, à la dégradation de leurs conditions de travail, à leur épuisement et à leur démobilisation, ce qui nuit grandement à la scolarité et à la prise en charge de nos enfants.

Les parents d’élèves sont prêts à se mobiliser, et l’UCL-FCPE sera à leurs côté.

Nous vous demandons donc d’arbitrer les choix budgétaires qu’il vous reste, en faveur de la création de postes pérennes d’agents dans les écoles, ainsi que dans les équipes d’animation.
Veuillez recevoir, Monsieur le Maire, Madame la Maire-Adjointe, l’expression de nos
sentiments les meilleurs

Nathalie Baneux
Présidente de l’UCL-FCPE de Montreuil

 

Photos : Elémentaire H. Wallon 8 novembre

Déclaration commune concernant la suppression des emplois aidés dans le domaine de l’éducation

Ce texte sera présenté dans les conseils d’écoles, les conseils d’administration des établissements secondaires et autres instances de l’Education Nationale et des collectivités locales, par les représentants des organismes signataires.

 

Motion commune

FCPE Montreuil, CNT Montreuil Territoriaux, CGT Territoriaux Montreuil, FSU Territoriale Montreuil, FO Territoriaux Montreuil, SNFOLC, SNUDI-FO, SNES-FSU Montreuil, SNUIPP-FSU Montreuil, CNT Education 93,

concernant la suppression des emplois aidés dans le domaine de l’éducation

 

Nous, représentants des parents d’élèves, des enseignants du primaire et du secondaire, des personnels communaux travaillant dans les établissements scolaires publics de Montreuil, dénonçons la suppression des subventions publiques aux contrats aidés et aux contrats uniques d’insertion sans contreparties financières pour les collectivités locales, et l’impossibilité de fait, pour ces mêmes collectivités, de titulariser les postes concernés.

 

Nous dénonçons, entre autres, la suppression de 2019 CUI (contrats uniques d’insertion) dans l’académie de Créteil depuis 1er septembre 2017.

 

Si nous avons toujours déploré la précarité de ce type de contrats, les professionnels relevant de ces dispositifs sont indispensables au fonctionnement de nos écoles, collèges et lycées, comme aux structures accueillant les enfants dans les temps péri- et extra-scolaires, ainsi que dans les crèches.

 

Dans les établissements montreuillois :

 

  • le recrutement de surveillants et CPE dans les collèges et les lycées ne suit déjà pas la montée des effectifs scolaires : l’encadrement et le soutien à la scolarité ne seront plus assurés ;
  • la non reconduction des contrats d’aides administratives, va rendre encore plus difficile la réalisation de l’ensemble des tâches organisationnelles des Directions, tout particulièrement dans les écoles sans décharge totale de classe ;
  • les agents d’entretien, de restauration, d’accompagnement éducatif, d’animation… employés par les différentes collectivités locales, ne suffisent déjà pas à répondre à l’augmentation des effectifs des élèves de primaire, de secondaire, à celle des enfants fréquentant les centres de loisirs et/ou la restauration scolaire.

 

Nous voyons déjà, avec consternation, et entre autres exemples, les taux d’encadrement des enfants non respectés quotidiennement dans les cantines ou en accueil avant ou après l’école, le suivi insuffisant des absences et des difficultés de tous ordres des collégiens et des lycéens, les retards dans les démarches administratives nécessaires à la scolarité, les  locaux non régulièrement nettoyés, les Atsem limités aux Petites Sections de maternelles… faute de personnels en nombre suffisant.

 

Depuis les annonces gouvernementales de l’été, les quelques recrutements d’agents municipaux, absolument nécessaires aux élèves montreuillois, ont été gelés, ce qui rend la situation intenable dans la plupart des écoles maternelles et élémentaires.

 

L’engagement du Conseil Départemental de Seine-Saint-Denis de renouveler 130 CUI sur mission d’ATTEE (entretien) ne pourra suffire pour l’ensemble des collèges du 93 _ dont les 9, et bientôt 10 collèges montreuillois.

 

Et notre inquiétude est forte quant-au devenir et au nombre des contrats d’Aides à la Vie Scolaire: si la priorité du Gouvernement va à l’accompagnement des enfants porteurs de handicap, et si nous saluons la transformation des contrats aidés d’AVS en CDD d’Accompagnant d’Elève en Situation de Handicap, celle-ci s’accompagne, dans l’Académie de Créteil, d’une perte équivalent à 130 postes de 24 h !

 

Comme nos organisations respectives l’ont exprimé encore le 10 octobre dernier devant la Préfète déléguée pour l’égalité des chances auprès du préfet de la Seine-Saint-Denis :

Nous refusons que les personnels en contrat aidé soient traités avec si peu de considération.

Nous demandons le maintien ou le retour des personnels concernés sur leurs emplois, ainsi qu’une formation qualifiante dans la perspective d’un emploi statutaire pour tous

Nous exigeons un plan de titularisation de ces personnels, et la création des emplois statutaires pour répondre aux besoins des écoles et des établissements secondaires, dans le but d’en finir avec la précarité.

 

Montreuil, 8 novembre 2017

Motion commune concernant la suppression des emplois aidés 8112017

Suppression des contrats aidés : la mobilisation des associations s’amplifie

Vous trouverez ci-dessous le communiqué de presse du 13 novembre 2017 du Collectif des Associations Citoyennes, suite aux deux premières mobilisations nationales.

Ce texte rappelle que, face à la montée des protestations, le Gouvernement vient d’annoncer le lancement d’une concertation, pour aboutir dès le mois de janvier à des propositions en matière de financement, d’engagement, d’accompagnement de la vie associative.

Le gouvernement a concédé de sanctuariser les contrats aidés liés à l’urgence sociale, au handicap et aux quartiers prioritaires, ainsi qu’une augmentation de 25 millions d’euros du Fonds pour le développement de la vie associative (FDVA). Celui-ci finance des appels à projets pour soutenir la formation des bénévoles, les expérimentations de projets innovants et les études.

Mais le Gouvernement a refusé de revoir à la hausse l’enveloppe globale des crédits alloués  : celle-ci est passée de 2,4 milliards en 2017 à 1,4 milliards dans le projet de loi de finances de 2018 !

Les destructions de postes en contrats aidés se poursuivent donc sur le terrain _  150 000 en 18 mois … _, accompagnées d’innombrables drames humains, tant chez les employés des associations que chez les bénéficiaires.

CP Collectif Assoc Citoyennes- Suppression des contrats aidés

SNEM : premiers éléments suite à la fuite du 10 novembre

Suite à la fuite dans l’une des installations de la SNEM vendredi 10 novembre :

CP Collectif 14 nov – SNEM Montreuil débordements

Le collectif, le conseil local FCPE des 4 écoles voisines, l’UCL, la Ville de Montreuil … ont interpelé la Préfecture, laquelle a demandé à la Direction Régionale et interdépartementale de l’environnement et de l’énergie (DRIEE) d’avancer l’inspection de la SNEM prévue dans les prochains jours.

La Maire-Adjointe à la Santé a été prévenue le lendemain de cette fuite et le mélange (hydrocarbures et eaux, selon les sources institutionnelles) a été pompé et stocké dans des cuves attendant d’être évacuées.

La Préfecture a communiqué le 14 novembre a ce sujet : SNEM – CP Prefet 14 nov 2017

Quant au Rectorat, il a été saisi de la demande (faite depuis près de 6 mois…) d’intégrer les risques liés à la SNEM dans le PPMS des quatre écoles du secteur.

SNEM : la manif… et l’inquiétude suite à l’accident du 10 novembre

Dimanche 12 novembre :

Photos : https://www.facebook.com/LUSINEVERTE93100MONTREUIL/

Et en vidéo sur : https://www.facebook.com/fcpe.ucl.montreuil/

 

 

Vendredi 10 novembre :

A l’intérieur de la SNEM, un mélange accidentel de produits pétroliers et d’acide chromique s’est produit dans l’après-midi _ et  est toujours stocké dans l’usine.

Ce mélange est instable, inflammable, donc dangereux !

Or, dans les 4 écoles à proximité de la SNEM, aucune mesure de prévention et de sécurité ne sont prévues en cas d’accident de ce type…

L’UCL-FCPE de Montreuil soutient la demande du Collectif au Préfet de Seine-Saint-Denis et au Maire de Montreuil (communique 12 nov 2017), d’appliquer dès demain, lundi 13 Novembre 2017, le principe de précaution, en fermant cette usine et en exigeant l’évacuation de ce mélange instable par une entreprise compétente.
Nous demandons également à la Direction Académique de prendre la mesure de cette
menace et d’agir en conséquence.

SOS : Notre école n’est pas une poubelle ! Nos enfants ont des droits !

Nous relayons l’appel des parents d’élèves de l’élémentaire Henri Wallon : 

Depuis la rentrée, notre école souffre. Nous sommes cruellement touchés par le manque d’agents municipaux.
Le personnel et les directeurs de l’école et du centre de loisirs ne sont pas entendus, malgré des grèves, des courriers aux responsables des services municipaux et les arrêts maladie exprimant une souffrance au travail.

Dans notre école, ce sont 5 agents de service affectés par la mairie pour :
– le nettoyage des salles de classe, des réfectoires, des escaliers et des sanitaires
– la restauration
– le goûter
– l’aide aux enfants et aux enseignant-e-s
Or, depuis la rentrée, l’équipe tourne à 2 ou 3 agents de service fixes pour en moyenne 130 enfants pour la cantine et 90 enfants pour le goûter.
Aujourd’hui, ils ne sont plus que :
– 2 agents de service fixes, dont une dame de service enceinte de 6 mois, présents de 07h à 14h00.
– 1 agent en renfort, mi-temps thérapeutique, présent de 07h à 10h30
– Aucun agent pour le goûter

Conséquences catastrophiques pour nos enfants et les enseignant-e-s :
– des parties communes sales – Le nettoyage n’est plus fait
– des sanitaires sales et parfois inutilisables – Nettoyage uniquement le matin au lieu de trois passages (matin, après la récréation du matin et à 14h00)
– des classes sales – Seulement les poubelles sont vidées.
– des repas servis dans de la vaisselle jetable (assiettes, couverts et gobelets en plastique)

Conséquences dramatiques pour les agents de service :
– surcharge de travail générant de la fatigue et du stress
– augmentation des accidents de travail
– augmentation des arrêts maladie
– démotivation

Dans notre centre de loisirs, ce sont 4 animateurs affectés par la mairie pour :
– le centre de loisirs
– l’accueil des enfants à la matinale et le goûter
– l’accueil et la surveillance des enfants à la cantine
Mais, depuis le début de l’année, il n’y a pas assez d’animateurs vacants pour l’étude et le centre de loisirs. Le taux d’encadrement n’est plus respecté. Ce sont en moyenne 95 élèves qui sont accueillis au goûter.

Conséquences pour nos enfants :
– offres d’activités limitées
– difficulté dans la surveillance des enfants : risque d’accidents accru
– sorties extérieures impossibles
Conséquences pour les animateurs :
– surcharge de travail générant de la fatigue et du stress
– augmentation des accidents de travail
– augmentation des arrêts maladie
– démotivation

Par conséquent, nous demandons :
– des agents de service
– des animateurs pour le goûter et le centre de loisirs
– des conditions de travail décentes pour le personnel
– de la formation continue pour le personnel
– des embauches

Tous unis pour l’élémentaire Henri Wallon, c’est pour nos enfants.
Ils ont des droits !!!

Les représentants de parents d’élèves FCPE
Elémentaire Henri Wallon Montreuil
henriwallonfcpe@yahoo.fr

Vandalisme répété à D. Renoult

Depuis la rentrée scolaire, cinq intrusions sont à déplorer dans l’école élémentaire D. Renoult, notamment pendant les vacances.

Dégradations, vols, sentiment d’insécurité : les parents demandent que des mesures de surveillance et de sécurité soient mises en place immédiatement. Ils ont rencontré en début de semaine les Maires-Adjoints à l’Education et aux Bâtiments.

Voir l’article :

http://france3-regions.francetvinfo.fr/paris-ile-de-france/seine-saint-denis/operation-ecole-deserte-montreuil-1361907.html

 

Le partenariat FCPE-DDEN renforcé

Nous reproduisons le texte de la circulaire 43/2017 publiée par la Fédération nationale des DDEN (Délégués Départementaux de l’Education Nationale) au sujet de l’actualisation du partenariat signé le 18 octobre 2017 entre cette fédération et la FCPE nationale :

Nous sommes convaincus sur le fait que les DDEN doivent être connus et reconnus. Afin de
poursuivre cet objectif la Fédération a acté un partenariat avec la Fédération des Conseils de Parents d’Elèves (FCPE).
Les deux Fédérations partagent le principe constitutionnel de laïcité ainsi que la citoyenneté, l’égalité, la fraternité et la solidarité. Elles militent pour les populariser, les faire vivre et en déployer leur sens. Elles participent à la vie de l’École de la République avec pour seul dessein : l’intérêt de chaque enfant, citoyen en devenir

Ce partenariat entre la FDDEN et la FCPE a pour objet :

  • d’asseoir la connaissance des finalités spécifiques à chacune des deux
    organisations pour que les militants bénévoles de chacune d’entre-elles
    puissent se rencontrer afin de mettre en oeuvre des actions communes,
  • de densifier le maillage des implantations propres aux deux associations dans
    tous les départements pour assurer leur développement,
  • d’aider au rayonnement de chacune des associations au bénéfice de tous les
    enfants accueillis dans le système éducatif de l’enseignement public.

Ce partenariat favorisera rencontres et échanges et densifiera nos actions pour la laïcité, la
promotion de l’École publique et l’amélioration des conditions d’accueil des enfants.
Il est aussi une étape pour développer notre communication et nous conforter comme partenaire de l’École publique. Nous rappelons notre indéfectible attachement à la liberté de conscience et à l’égalité en droit de tous les citoyens.

SNEM : MANIFESTATION DIMANCHE 12 NOVEMBRE

Le Collectif des parents d’élèves, des habitants et des usagers du quartier des messiers, l’Union Locale Solidaires, l’UCL-FCPE de Montreuil appellent à une

MANIFESTATION DIMANCHE 12 NOVEMBRE.

Départ à 14h devant la SNEM, 34 rue des messiers à Montreuil jusqu’à la place Jean Jaurès (hôtel de ville).

Manifestation 12 novembre fermeture SNEM Montreuil

 

 

 

 

Voir l’appel du Collectif :

Appel Manif 12 nov texte

La lettre des parents élus des écoles Jules Ferry et Anne Franck.

 

Lire l’article du Monde du 7 novembre sur la SNEM.

et aussi celui d’Alternatives Economiques du 10 novembre :

Un sous-traitant d’Airbus sur la sellette _ Alternatives Economiques

 

et enfin : l’article de la revue « Ca m’intéresse » de juin 2016 sur le Chrome VI, qui rappelle que

« Ce n’est pas parce qu’on est en dessous du microgramme qu’il n’y a pas de risque »

Article_Ca_M_interesse_G-_Mailhot_juin_2016_

 

Pour aider le Collectif (financer les démarches juridiques en cours ou à venir et soutenir les salariés) :

https://www.lepotcommun.fr/pot/hwwhguri

 

La SNEM et la FCPE : quelques rappels après 4 mois de mobilisation

Parfois encore, quelques habitants, journalistes, élus… nous demandent pourquoi la FCPE _ locale, départementale et nationale _ se mobilise aux côtés du collectif des parents, habitants et usagers du quartier autour de la SNEM, pourquoi nous relayons les appels et communiqués de presse du collectif, pourquoi nous avons interpelé le Préfet et les autres pouvoirs publics concernés, pourquoi nous participons aux AG, aux réunions, aux tables-rondes, …

Pourquoi, en fin de compte, les représentants des parents élus s’intéressent à autre chose qu’à ce qui serait la « scolarité » : les non remplacements de personnels, les locaux scolaires, les conseils d’écoles ou les dotations horaires globales…

Aussi, après 4 longs mois de mobilisation et alors que le Préfet de Seine-Saint-Denis doit signifier, mi-novembre, si la SNEM s’est conformée aux trois obligations de la mise en demeure du 8 août 2017, l’UCL-FCPE tient à rappeler les points suivants :

 

Les conditions de scolarité, c’est aussi la qualité de l’air, des sols, de l’eau

A Montreuil, en Seine-St-Denis, partout en France, les parents d’élèves s’inquiètent et se mobilisent de plus en plus souvent, contre les épandages de pesticides et/ou de lisier, les sites industriels polluants, les lignes à haute tension, les antennes-relais… près des établissements scolaires et des lieux d’habitation _ ou encore pour l’interdiction des assiettes de cantine en plastique, soupçonnées de contenir du bisphénol A, ou contre l’utilisation du Glyphosate (voir article ci-dessous) .

A Montreuil comme ailleurs, des établissements scolaires sont, entre autres bâtiments publics ou privés, situés à côté de sites industriels en fonctionnement qui présentent, de l’avis même des autorités chargées de leur surveillance, des défauts dans le respect des normes de sécurité et de protection des salariés, des riverains, de l’environnement. D’autres établissements sont sis à proximité, voire sur, d’anciens sites industriels pollués _ d’où, entre bien d’autres exemples, les mobilisations du début des années 2000 à Vincennes, ou plus récemment à Aulnay et Sevran, concernant les terrains ayant appartenu à Kodak…

L’Association Robins des Bois _ qui soutient la mobilisation autour de la SNEM _ est un des lanceurs d’alerte sur cette question : ses diagnostics sols, air et eaux, pour les crèches, les écoles maternelles et élémentaires, les collèges et les lycées, les centres médico-sociaux, bâtis sur des sols pollués ou à proximité immédiate de sols pollués, ont été présentés pour les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur et Hauts-de-France _ en attendant les autres.

Ces mobilisations citoyennes s’articulent désormais sur des dispositions légales. Ainsi, depuis 2005, le principe de précaution a valeur constitutionnelle en France (avec l’adoption de la Charte de l’Environnement). Et le Décret 2011-1728 du 2 décembre 2011, modifié par ceux des 5 janvier 2012 et 30 décembre 2015,  obligent les collectivités locales à mesurer et surveiller la Qualité de l’Air Intérieur (QAI)

– avant le 1er janvier 2018, pour les établissements d’accueils collectifs d’enfants de moins de 6 ans, écoles maternelles et écoles élémentaires), soit 38 000 écoles environ en France,

– Avant le 1er janvier 2020, pour les accueils de loisirs (33 000) et les établissements d’enseignement ou de formation professionnelle du second degré (17 000),

– Avant le 1er janvier 2023, pour les autres établissements recevant du public.

 

 

Les raisons de la mobilisation d’une fédération de parents d’élèves à Montreuil

A Montreuil, l’usine SNEM, classée ICPE (le niveau de risque juste en dessous de celui dit « Seveso »), utilisant des produits extrêmement dangereux pour l’Homme _ et pour certains, comme le Chrome VI, même à des doses infinitésimales en cas d’exposition chronique _, vétuste, et ne répondant pas aux normes exigées d’une telle Installation Classée depuis plus de 10 ans, notamment en termes de stockage, d’élimination des déchets et de rejets atmosphériques, est située :

  • à 35 m de l’école J. Ferry 1,  à 125 m de l’école J. Ferry 2, à 200 m de la maternelle Ferry, à 300 m de celle A. Frank
  • à 250 m du futur collège qui accueillera des élèves du secteur, mais aussi de Bagnolet, ainsi que des enfants d’autres communes, en internat
  • juste en face d’un Foyer pour adultes autistes
  • dans un quartier où résident les élèves et leurs familles
  • dans un quartier au passé certes industriel _ et toutes les pollutions des sols et des eaux ne peuvent être imputables à la seule SNEM _ mais qui n’a pas besoin de subir des dégradations de son environnement plus longtemps.

Il ne s’agit donc pas d’une volonté de « fermer toutes les entreprises d’activités industrielles  » _ comme nous le lisons et l’entendons encore trop souvent ! _ mais d’une usine qui utilise quotidiennement chrome VI, acide fluorhydrique, cyanure de sodium, et autres produits de même type.

Il existe d’autres établissements classés à Montreuil, mais tant qu’ils satisfont aux normes d’exploitation et de protection des employés, des riverains et de l’environnement, leur situation ne peut être comparée à celle de la SNEM.

Il faut sans doute aussi rappeler que la réglementation européenne (REACH) interdit le chrome 6, vu sa toxicité pour la santé humaine… même si, jusqu’à présent, les consortiums industriels, tels ceux conduits par Airbus et Safran, les deux principaux clients et donneurs d’ordres de la SNEM, ont acheté des dérogations pour continuer à l’utiliser…

 

Pour une fédération de parents d’élèves, sont aussi très inquiétants :

  • les rapports des analyses réalisées cet été, dans les écoles J. Ferry 1, 2 et A. Frank, qui indiquent que la qualité de l’air n’y est pas aussi « bonne » que les communiqués de la Préfecture le laissent entendre ;
  • la violence disproportionnée mise en œuvre par les forces de police le 27 septembre à l’encontre des parents et des riverains _ une enquête de l’IGPN est d’ailleurs en cours ;
  • l’état des 6 personnes qui ont été blessées durant cette dispersion musclée, et certaines en subissent encore des séquelles inquiétantes ;
  • les procès, le 6 mars 2018, des deux parents d’élèves, adhérents FCPE, interpellés et gardés à vue du 27 au 29 septembre ;
  • Enfin, les risques, réels et à court terme, d’une liquidation judiciaire de la SNEM, qui laisseront aux collectivités locales la charge de la décontamination du site. Le budget de la ville _ déjà trop limité pour financer les travaux dont nos écoles ont besoin ou le recrutement des personnels nécessaires au fonctionnement des centres de loisirs ou des cantines… _  ne pourront supporter ce coût de plusieurs millions d’euros.

 

Alors oui, logiquement, la FCPE soutient et participe à la mobilisation du collectif des parents, habitants et usagers du quartier autour de la SNEM.

 

Le dernier communiqué du collectif des parents d’élèves, habitants et usagers du quartier : Au royaume de Montreuil AIRBUS est roi – 25 octobre 2017