Ecoles primaires : les cantines perturbées par un mouvement de grève du prestataire

Nous relayons un message de la Ville de Montreuil, publié sur son site le 10 décembre 2018 à 11:16 :

En raison d’un mouvement de grève des salariés de la cuisine centrale du prestataire de restauration scolaire de la ville de Montreuil, les élèves bénéficieront ce jour (lundi 10 décembre 2018] d’un repas (betteraves, raviolis au saumon, compote) et d’un goûter de remplacement.

Pour le mardi 11 décembre, les enfants qui déjeunent et qui goûtent à l’école devront avoir un pique-nique et un goûter fournis par les familles (les repas avec pique-nique ne seront pas facturés).

Nous vous prions de bien vouloir accepter nos excuses pour la gêne occasionnée, et nous vous tiendrons informés rapidement de l’évolution de la situation concernant les jours de fin de semaine.

Le lycée Condorcet mobilisé

Au lycée Condorcet de Montreuil, les élèves occupent les lieux.

Ce lundi matin, ils ne laissaient entrer que les élèves et ont organisé des réunions, des ateliers de discussions, des travaux en autonomie. Ils demandent également à l’administration que soient appliqués leurs droits de réunion.

Une partie des enseignants a décidé en AG, ce lundi 10 décembre, la grève reconductible jusqu’à vendredi.

 

(photo Educ-Montreuil)

Balade à Bel-Air/Grands-Pêchers mardi 11 décembre à 9h

Les élèves d’une classe de CE2 de l’école Anatole France, leur enseignante, des parents, un artiste, Vladimir Cruells et les coordonnatrices REP de l’Education Nationale (projet  de co-éducation »Chemins »), organisent mardi 11 décembre à partir de 9h une balade dans le quartier  Bel Air-Grands Pêchers, au rythme d’un enregistrement réalisé par les écoliers de l’année dernière.

Rendez-vous à 9h devant l’escalier de l’école élémentaire Anatole France (18, rue Anatole France).

Prévoir 1 heure de balade.

Téléchargez le flyer de la balade

Mobilisations lycéennes : la présence des adultes est indispensable

Communiqué FCPE du 6 décembre 2018 : Les lycéens doivent pouvoir manifester en toute sécurité
Le gouvernement n’a pas réussi à stopper la spirale de la violence. Depuis trois semaines maintenant que les premières manifestations ont eu lieu, la situation devant les établissements n’a cessé de se dégrader, des lycéens se retrouvent en garde à vue, certains sont blessés voire hospitalisés.
La FCPE demande au gouvernement de renouer le dialogue avec les lycéens, d’entendre leurs revendications et d’y répondre de manière forte et urgente. Ces revendications sont légitimes et portées depuis longtemps par les représentants des lycéens.
Le gouvernement doit donner aux forces de l’ordre des consignes pour que les lycéens soient protégés et puissent manifester en toute sécurité sans qu’aucun d’entre eux ne finisse à terre.
La FCPE remercie tous les parents mais aussi les syndicalistes, travailleurs sociaux, élus, et l’ensemble des adultes qui sont chaque matin aux côtés des lycéens pour éviter les dérapages et garantir leur droit de manifester et de s’exprimer dans le calme.

Vendredi 7 novembre à 14h, la FCPE93 ajoutait :

Nous avons demandé aux parents de la FCPE d’être aux côtés des lycéens lors des mouvements. Lorsque les parents, les enseignants ou les syndicats sont aux côtés des lycéens : cela se passe bien. Aujourd’hui, il faut donc une présence adulte, mais pas une force adulte pour mettre des enfants à genoux, les humilier ou les insulter.

photo FSU 93 : les lycéens de Montreuil solidaires de ceux de Mantes-la-Jolie

Vendredi 7 novembre, environ 400 lycées étaient bloqués et/ou en grève partout en France.

L’Union Nationale des Lycéens (UNL) appelle à un « mardi noir » le 11 décembre, pour « contrer ce gouvernement aveugle et sourd à toutes [leurs] préoccupations ». (https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/12/07/choques-par-les-interpellations-des-lyceens-toujours-mobilises_5394114_3224.html)

Les revendications : l’abrogation de Parcoursup, des réformes du Bac, des lycées généraux et technologiques, et professionnels,  l’abandon du Service National Universel.

VENDREDI 14 DECEMBRE _ les syndicats enseignants, dont ceux du primaire, appellent aussi à la grève.

Formation sur le thème de la cantine aux Lilas le 12 décembre

La FCPE 93, le collectif de parents « Pas d’usine, on cuisine » et l’organisation de protection de l’environnement Greenpeace vous invitent à une formation sur la qualité des repas servis à nos enfants dans les cantines scolaires.

Cette formation fait suite à l’inquiétude croissante des parents d’élèves en région parisienne quant à l’industrialisation de la nourriture* distribuée chaque jour aux enfants, et au manque de transparence sur la constitution et la qualité de ces repas. L’objectif de cette soirée est de vous renseigner sur le fonctionnement de la restauration scolaire, nos droits et possibilités d’intervenir en tant que parents, les besoins nutritionnels des enfants et les conséquences d’une alimentation industrialisée – avec un focus sur la viande industrielle. Nous vous proposerons également, si vous le souhaitez, des leviers de mobilisation.

La formation « Nos enfants ont droit à une meilleure cantine » aura lieu le :
mercredi 12 décembre de 19h à 22h à la Mairie des Lilas – Salle des mariages [nouveau lieu]

Si vous êtes intéressé·e, nous vous invitons à vous inscrire EN CLIQUANT ICI ! Attention, les places sont limitées. Une garde d’enfants pourra être organisée si nécessaire pour plusieurs d’entre vous.

Blocus des Lycées : Appel aux parents

Un blocus par les lycéens est prévu vendredi 7 décembre à Jaurès et Condorcet _ ainsi que le 14 décembre, en parallèle de l’appel à la grève des syndicats enseignants.

La FCPE demande à TOUS LES PARENTS/ADULTES disponibles d’être présents, même peu de temps, devant les établissements bloqués, dès 7h.

La présence des adultes est indispensable pour éviter les dérapages, incidents voire accidents !!

Les deux lycées ont été bloqués le 30 novembre, ainsi que les 3 et 4 décembre au matin pour Condorcet.

La FCPE rappelle aussi que, selon l’article R511-10 du Code de l’éducation :


Dans les lycées et collèges, la liberté de réunion s'exerce à l'initiative des délégués des élèves pour l'exercice de leurs fonctions. 
Dans les lycées, elle s'exerce également à l'initiative des associations mentionnées à l'article R. 511-9 ou d'un groupe d'élèves de l'établissement pour des réunions qui contribuent à l'information des élèves. 
Le droit de réunion s'exerce en dehors des heures de cours prévues à l'emploi du temps des participants. 
Le chef d'établissement autorise, sur demande motivée des organisateurs, la tenue des réunions en admettant, le cas échéant, l'intervention de personnalités extérieures. A cette occasion, il peut solliciter l'avis du conseil d'administration. 
Il peut opposer un refus à la tenue d'une réunion ou à la participation de personnalités extérieures lorsque celles-ci sont de nature à porter atteinte au fonctionnement normal de l'établissement ou à contrevenir aux principes du service public de l'enseignement.
L'autorisation peut être assortie de conditions tendant à garantir la sécurité des personnes et des biens.

 

Les mobilisations lycéennes et étudiantes : les raisons de la colère

Le 30 novembre 2018, parmi la soixantaine de lycées bloqués par les élèves en France, ceux de Condorcet et de Jaurès à Montreuil.

Le syndicat lycéen UNL appelle à maintenir les blocages ce lundi 3 décembre, pour protester contre Parcoursup, les réformes du lycée et du Bac mises en place cette année, la réforme des filières professionnelles, le manque de moyens dédiés à l’enseignement secondaire, et le Service National Universel.

 

(photo Alexis Morel, France Info)

La FCPE partage cette colère _ voir : FCPE déclaration liminaire au CSE 10 octobre 2018

 

Quant -aux syndicats étudiants, ils appelaient aussi à la mobilisation samedi 1er décembre contre la hausse inique des droits d’inscription pour les étudiants étrangers.

En effet, dès la rentrée 2019, les étudiants originaires des pays hors Union européenne devront payer jusqu’à seize fois plus de droits d’inscriptions pour étudier dans le supérieur en France, soit jusqu’à 3000 euros en licence !!

Si les étudiants étrangers déjà inscrits dans une université française ne seront pas concernés, le passage de licence en master par exemple ne pourra se faire _ pour eux seuls ! _ qu’à ce prix…

Elaboration du nouveau P.E.D.T.

La deuxième phase de concertations contributives dédiée aux rencontres par territoires commence. Elle vise à partager avec l’ensemble des parents d’élèves et des acteurs éducatifs montreuillois un état des lieux des ressources éducatives et engager un débat autour de trois grandes thématiques.

Ces rencontres s’organiseront par secteur de 18h30 à 20h30 aux dates suivantes :

  • Pour le secteur du Bel Air / Parc Montreau  :
    • le mardi 4 décembre 2018 à l’école Daniel Renoult
    • le mardi 8 janvier 2019 à l’école Anatole France
  • Pour le secteur de la Boissière / Paul Signac :
    • le jeudi 6 décembre 2018 à l’école Fabien
    • le jeudi 10 janvier 2019 à l’école Fabien
    • Pour le secteur de La Noue :
    • le mardi 11 décembre 2018 à l’école Joliot-Curie 2
    • le mardi 22 janvier 2019 à l’école Joliot-Curie 2
  • Pour le secteur du Bas Montreuil :
    • le jeudi 13 décembre 2018 à la salle polyvalente Voltaire
    • le jeudi 24 janvier 2019  à la salle polyvalente Voltaire
  • Pour le Centre-Ville :
    • le mardi 18 décembre 2018 à l’école Stéphane Hessel
    • le mardi 29 janvier 2019 à l’école Stéphane Hessel

Lors de ces rencontres, les participant-e-s auront l’occasion d’échanger et de débattre par groupes de pairs (parents – enseignants- associations – personnels ville – jeunes) autour des questions suivantes : Inégalités, Coéducation, Émancipation.

N’hésitez pas à vous rendre aux réunions de votre quartier.

Guide du droit à la scolarisation pour tous les enfants

Le groupe de travail « Jeunesse et droits de l’enfant » de la Ligue des Droits de l’Homme vient de publier un « vade-mecum » _ c’est-à-dire un guide _ concernant le droit à la scolarisation pour tous les enfants en France.

Le Droit français affirme que TOUS les enfants et les jeunes doivent pouvoir accéder au service public d’éducation.

Or, c’est loin d’être le cas, notamment pour :

  • les enfants de migrants ;
  • les enfants roms ;
  • les mineurs non accompagnés ;
  • les enfants de familles en situation de grande précarité ;
  • certains enfants issus de populations autochtones ou résidant en territoires isolés en Outre-mer ;
  • certains enfants en situation de handicap ;
  • tous les enfants et adolescents susceptibles d’être victimes de pratiques discriminatoires

Ce vade-mecum veut mettre en évidence les phénomènes de non-scolarisation et de déscolarisation, afin de clarifier les démarches à entreprendre et de faire cesser les pratiques discriminatoires.

vademecum LDH-droits-a-la-scolarisation 2018

Danger ! Vers la disparition des métiers de l’adaptation scolaire

Nous relayons le communiqué de presse du Collectif RASED (dont fait partie la FCPE) du 12 novembre 2018 :

 

Le bilan de la première année du CAPPEI [certificat d’aptitude professionnelle aux pratiques de l’éducation inclusive]confirme les craintes exprimées par le collectif RASED : la réforme de la formation des enseignants spécialisés signe la fin de l’adaptation scolaire et notamment de la rééducation à l’école et du dispositif RASED. Or, les difficultés d’adaptation à l’école relèvent du rapport au Savoir, du rapport à la Loi, du rapport à l’apprentissage, à l’école, à la vie en collectivité (…) en présence ou non d’un handicap reconnu.

Les personnels des RASED témoignent de la forte croissance des demandes d’aide au RASED formulées par les enseignants des classes et de leur impossibilité à répondre à toutes ces demandes, faute de moyens. Sur les territoires où les RASED sont désormais absents ou incomplets, il n’existe plus d’autre réponse que la réponse médicale, tant pour les enseignants que pour les familles. En raisonnant « à moyens constants », le Ministère de l’Éducation nationale, bannit de l’école la prévention de l’échec scolaire, au risque de voir un grand nombre d’enfants verser dans le champ du trouble ou du handicap, faute d’aide spécialisée « ordinaire ».

Dans ce contexte, le Collectif Rased demande :

  • un bilan qualitatif des réalités de la formation ;
  • que les deux dominantes du parcours « travailler en RASED » soient clairement identifiées et offertes dans tous les lieux de formation ;
  • que le ministère réaffirme les missions et les pratiques actuelles des rééducateurs (maîtres G) et des maîtres d’adaptation (maîtres E) dans l’école et en assure la mise en œuvre sur tous les territoires dans l’esprit de la circulaire de 2014 toujours en vigueur (notamment en ce qui concerne les modalités d’intervention) ;
  • que les associations professionnelles participent à la conception des maquettes de formation au vu de leur expertise ; · que les stagiaires bénéficient d’un tutorat auprès d’un pair expérimenté qu’ils accompagnent dans l’ensemble de ses missions
  • et enfin, que l’aide relationnelle, si ce nom perdure, soit inscrite explicitement dans la continuité et la filiation de l’aide rééducative.

Nous soutenons le principe d’une école inclusive. Elle doit bénéficier des moyens nécessaires à sa mise en œuvre sans remettre en cause les métiers de l’adaptation scolaire. Inclusion et adaptation participent, conjointement, de la lutte contre les inégalités scolaires.

Paris, le 12 novembre 2018

 

Composition du collectif National RASED

Des Associations :

  • FNAME : Fédération nationale des associations de Maîtres «E»
  •  FNAREN : Fédération nationale des associations des Rééducateurs de l’éducation nationale
  • AFPEN : Association française des psychologues de l’éducation nationale
  • AGSAS : Association des groupes de soutien au soutien ANCP : Association Nationale des Conseillers Pédagogiques
  •  ICEM : Institut Coopératif de l’Ecole Moderne Pédagogie Freinet
  • FCPE : Fédération des conseils de parents d’élèves

Des syndicats :

–  SNUipp-FSU : Syndicat national unitaire des instituteurs et professeurs d’école

– CGT Educ’Action : Confédération générale du travail Education

– SGEN-CFDT : Syndicat général de l’éducation nationale

– SE-UNSA : Syndicat des enseignants

– SIEN-UNSA : Syndicat de l’inspection de l’éducation nationale

– SNPI-FSU : Syndicat national des personnels de l’inspection

– SUD Education Solidaire Unitaire Démocratique

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