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Sécurité dans les établissements scolaires : attention aux rumeurs…

Des parents et élus ont interpellé l’UCL sur des courriels qu’ils ont reçus d’une mère d’élève montreuilloise alarmée par le manque de policiers et militaires devant nos écoles de Montreuil. Dans ces courriers, proches de l’ultimatum, l’auteure, au nom des parents et enseignants montreuillois mobilisés soit disant en masse, somme le maire de déployer des policiers devant les établissements scolaires avant le 9 novembre: « Les enseignants et parents montreuillois tireront les conséquences nécessaires de votre action ou inaction en début de semaine prochaine. »

Levons d’abord un malentendu possible: ces courriers sont signés au nom des parents et enseignants montreuillois. La formulation est pour le moins excessive. Il semble que ce courrier n’engage que son auteur, et peut-être une poignée d’autres parents, mais il n’est le fruit ni de concertations avec tous les parents montreuillois, ni avec des associations de parents de la ville, ni d’ailleurs dans l’établissement identifié de l’enfant de l’auteure. 

Dans ces courriers, l’auteure réclame plus de forces de l’ordre et de militaires de la part du maire. C’est au préfet qu’il faudrait demander de tels renforts. Le maire n’y peut rien.
Si l’auteure peut trouver les dispositifs mis en place insuffisants, il est erroné de les affirmer inexistants. Non, les portes des écoles de Montreuil ne sont pas grandes ouvertes et laissées sans surveillance. 

Cependant, si la revendication de parler au nom de tous est abusive et que la demande n’est pas adressée à la bonne personne, il faut tout de même parler du fond : depuis plusieurs années, les établissements scolaires sont devenus des cibles potentielles d’actes terroristes. L’actualité est venue cruellement nous le rappeler. Ce constat est glaçant. Il a de quoi désemparer les parents.Mais l’on ne peut pas sérieusement, comme dans ces messages, demander des policiers devant et à proximité de tous les établissements scolaires pour solder tout risque d’attentat.

En premier lieu, parce que ce dispositif serait inopérant. On l’a vu, hélas, lors d’attentats précédents : un ou deux policiers, même derrière une porte blindée, ne peuvent pas arrêter une opération terroriste se déroulant par surprise. Il faudrait, pour totalement sécuriser les écoles, un dispositif sécuritaire très lourd incompatible avec un établissement accueillant du publique. Imagine-t-on des rues barrées, des sacs de sable et des blindés devant les portes, des tourelles, des miradors, des chicanes et des check points ? Sérieusement ?

Plus encore : la lutte contre le terrorisme passe par des dispositifs complexes de surveillance et d’analyse, et la présence de policiers devant les établissements scolaires, si elle était inefficace, nous semble, en plus, particulièrement négative pour les élèves. Ces derniers ne peuvent pas grandir sereinement à l’ombre des Famas et des baïonnettes. Imagine-t-on, les dégâts pour des enfants, déjà alertés sur les risques de transmission d’une maladie parfois mortelle à leur entourage – quel fardeau psychologique- , à qui on rappellerait, à l’entrée et à la sortie des écoles, qu’un risque de bain de sang terroriste plane au dessus de leur tête ?

Enfin, depuis plusieurs années, les rapports entre notre jeunesse et la police ont pu être particulièrement tendus. Ils ne s’apaiseront certainement pas si l’on déguise les abords des écoles en prisons.

Bien entendu, il ne s’agit pas de nier l’inquiétude des parents dans le contexte actuel.
Mais l’UCL FCPE MONTREUIL souhaite faire cesser de telles rumeurs concernant la sécurité dans nos écoles, collèges et lycées et éviter d’inquiéter outre mesure les familles montreuilloises, et eu égard à la vigilance de leur chef d’établissement et des enseignants qui protègent nos enfants.
Rappelons qu’il convient aussi pour les parents et les enfants de respecter les règles de sécurité que les écoles leur transmettent depuis plusieurs années pour répondre à la menace terroriste : ne pas se regrouper plus que nécessaire devant les établissements (ni en sortant de cours, ni en déposant ou récupérant ses enfants), ne pas se garer devant les écoles et respecter les règles de sécurité des écoles. Enfin, être à l’écoute des interrogations et inquiétudes que les évènements récents ont pu faire apparaître chez nos enfants.

A Samuel Paty

Discours prononcé par Rodrigo Arenas, co-président de la FCPE sur la Place de la République le 18 octobre 2020

Liberté, égalité, fraternité, laïcité.

Ce sont ces 4 mots qui m’ont accompagné quand j’étais enfant et que je fuyais la dictature chilienne pour m’installer dans mon nouveau pays d’accueil, la France. 4 mots qui n’ont pris tout leur sens qu’avec le travail et l’engagement de ceux qui m’ont tout appris, ou presque : les enseignants. C’est avec beaucoup d’émotion que je veux rendre ici hommage à ces maîtresses, ces maîtres, ces professeurs qui, au quotidien, font vivre les valeurs de la République si chères à nos cœurs. Bien sûr, comme vous toutes et tous, j’ai plus qu’une pensée pour Samuel Paty, qui a connu une mort abominable pour avoir simplement exercé son métier, pour avoir simplement voulu apprendre à nos enfants ce qu’était la démocratie, la liberté d’expression, la laïcité. J’ai bien plus qu’une pensée pour tous ses collègues qui, comme Samuel Paty pouvait le faire, œuvrent eux aussi tous les jours pour éclairer de jeunes cerveaux parfois obscurcis par l’intégrisme religieux et le fanatisme qui se répandent sur les réseaux sociaux, voire aussi dans certains foyers.

Mais avoir une pensée, ça ne suffit pas. Notre émotion si forte aujourd’hui ne doit pas se perdre dans les brouillards de l’oubli. La parole que je porte ici est celle d’une fédération de parents d’élèves. Elle regroupe des citoyens de toutes les origines, de toutes les nationalités, de toutes les confessions. Et c’est en cela qu’elle est à l’image de notre République : comme l’Ecole, elle accueille tout le monde pour la réussite de toutes et tous, dans le respect de chacune et de chacun, mais avec l’obligation pour ces parents de déposer les armes de leurs Eglises avant d’y entrer. Notre fédération de parents d’élèves est un acteur de la coéducation. Ce ne doit pas rester un vain mot, encore moins aujourd’hui.

Parce que si nous n’avons pas le pouvoir d’éradiquer le terrorisme, si nous ne confondons pas le rôle de chacun et laissons à la police et au ministère de l’Intérieur cette mission-là, nous avons la prétention de penser que nous pouvons aider, seconder ces enseignants parfois bien seuls dans leurs classes. Nous pouvons travailler avec l’institution scolaire pour faire comprendre ce qu’est cette spécificité si française qu’est la laïcité, comment elle permet de garantir l’unité et la pérennité de la République. Nous sommes là pour rappeler aux parents que s’ils peuvent accompagner en sortie scolaire leur enfant en portant un foulard, une kippa ou un turban, ils ne peuvent en aucun cas ni promouvoir ni même parler de leur religion. Nous sommes là pour rappeler aux parents que si un enseignant montre une caricature d’un prophète, même nu, ils n’ont en aucun cas le droit de contester à l’enseignant sa liberté pédagogique et encore moins de le menacer de représailles. Nous sommes là pour rappeler que les petites filles doivent apprendre à nager, et que leurs parents n’ont absolument pas le droit de les en empêcher, quels que soient les prétextes avancés. Nous sommes là pour rappeler que si les enfants ont le droit de refuser de manger de la viande à la cantine, ils n’ont pas le droit de mettre en avant le fait religieux pour l’expliquer.

La laïcité, c’est parfois compliqué. Mais c’est parce que notre fédération est profondément laïque et républicaine que nous savons pouvoir être aux côtés des enseignants pour les accompagner, nous pouvons être ce relai indispensable entre les parents et l’institution scolaire. Il faut pouvoir dépasser l’individualisme qui désagrège notre société et aller vers des actes collectifs. Qu’il s’agisse de la lutte contre le changement climatique, des pandémies comme du terrorisme, la société française ne peut qu’avancer en faisant bloc autour de ses valeurs humanistes. Comme disait Condorcet, « le but de l’école n’est pas de faire croire mais de faire savoir ». Car la laïcité, rappelons-le, est avant tout là pour permettre l’instauration d’un climat de tolérance. C’est tout de suite que nous devons agir dans ce sens, tout en sachant que le chemin de la raison sera long. Et tout du long de ce chemin, vous trouverez toujours ces parents engagés pour faire de nos enfants, tous nos enfants, des citoyens épanouis, respectueux de la vie, respectueux du droit et de leurs devoirs, respectueux de l’autre dans sa différence, respectueux de la Nation, si complexe soit-elle.

A Samuel Paty.

Lettre ouverte au Ministre de l’Intérieur

Union des Conseils Locaux FCPE de Montreuil, Seine-Saint-Denis

Lettre ouverte au Ministre de l’intérieur pour sauver Fadil,

lycéen montreuillois menacé d’expulsion

Montreuil, le 20 juin 2020

Monsieur le Ministre,

Fadil FIFEN NJOYA, élève montreuillois de 19 ans, a été arrêté le 28 mai à Paris et placé le 30 mai au CRA de Vincennes. Il a reçu le même jour une OQTF ainsi qu’une interdiction de retour sur le territoire français de 36 mois.

Quel danger représente ce jeune homme pour qu’il soit si urgent de s’en débarrasser ?

Arrivé en France en 2016, n’ayant même pas 16 ans, il a été reconnu comme mineur par l’Etat français et pris en charge par l’ASE.

En septembre 2019, il a intégré un CAP agricole Jardinier-Paysagiste au lycée d’horticulture de Montreuil. C’est un élève sérieux, travailleur, avec un projet professionnel bien défini, apprécié de ses enseignant.es et de ses camarades. Les maîtres de stage qui l’ont encadré ont apprécié ses compétences et son sérieux dans un métier où les bras manquent.

Fadil vit avec sa compagne française, qui est enceinte d’un enfant qui naîtra français. Il vit dans l’angoisse de ne pas pouvoir l’aider et être auprès d’elle.

Tout montre son attachement à la France, pays où il a construit sa vie, où il fonde une famille, où il poursuit ses études. Il n’a plus aucun lien avec le Cameroun où on veut le renvoyer.

En attendant, il subit la violence d’autres détenus et a été frappé pour ne pas avoir donné ses cigarettes comme l’ont appris les membres de la délégation d’enseignant.es et d’élu.es (adjoint.es au maire de Montreuil, député et sénateur.)

Nous demandons pour Fadil FIFEN NJOYA le droit de rester en France pour finir ses études, vivre avec sa compagne et élever leur enfant.

L’UCL – FCPE de Montreuil

contact presse : 06 17 70 46 34

Lettre ouverte de l’UCL FCPE MONTREUIL au Recteur de l’Académie de Créteil

Montreuil, le 11 mai 2020

Monsieur le Recteur de l’Académie de Créteil,

Le Président, le Premier Ministre, le Ministre de l’Éducation nationale et la porte-parole du gouvernement ont annoncé la sortie du confinement et la réouverture des écoles à partir du 11 mai par le biais de communiqués, conférences de presse, déclarations, interviews depuis plusieurs semaines. L’ensemble des parents a découvert ces derniers jours les détails des modalités et conditions de ce retour à l’école par le biais des médias et des responsables des établissements scolaires. Ces informations sont au cœur de toutes nos discussions de parents aujourd’hui : inquiétudes et incompréhensions sont les maîtres mots de ces échanges.

Nous souhaitons que les enfants retrouvent leur cadre scolaire ; un enseignement par des professeurs que l’école à la maison ne saurait remplacer et un espace collectif avec leurs camarades. En particulier, nous sommes conscients de l’importance de ce cadre traditionnel pour les enfants les plus en difficulté à l’école.

Mais nous voulons aussi la mise en place de conditions d’accueil sanitaires sécurisées et sécurisantes afin de limiter au maximum la transmission du virus entre élèves ou entre élèves et adultes, or  nous pouvons que constater que le protocole sanitaire est irréalisable.

Depuis plus de deux mois, nous sommes révoltés par le désordre flagrant de l’administration de l’Éducation nationale qui se perd et nous perd dans des instructions contradictoires.

Un jour, on annonce une rentrée pour les 6e et les 3e le 11 mai, puis ce n’est plus que les 6e et les 5e, puis le 18 mai, puis seulement dans les départements verts… On nous promet des conditions sanitaires strictes, mais on n’est pas en mesure de tester les enseignants. On renvoie la responsabilité de l’ouverture et des conditions de ses ouvertures aux autorités locales, nouveau renoncement à cette éducation dite nationale.

Nous dénonçons le traitement des familles par l’institution, demandant aujourd’hui à chaque parent de se prononcer et d’assumer les risques potentiels liés au retour de leur enfant à l’école sans pouvoir donner aucune information de nature à pouvoir rassurer ni les enfants, ni les parents. Les conditions d’accueil périscolaires, de pause méridienne ne sont pas connues des familles. Les questionnaires envoyés par les directions d’écoles sont accompagnés d’informations différentes selon les établissements. Nos interlocuteurs directs, enseignants et responsables d’établissements scolaires, découvrent au dernier moment les conditions de cette reprise et doivent improviser l’organisation des établissements et les dispositifs pédagogiques à utiliser.

Nous sommes très inquiets pour les enfants qui retourneront à l’école dans un cadre qui sera très éloigné de celui qu’ils ont connus – et qui s’apparentera plus à de la garderie. Nouvelle école, nouveau maître, nouvelle maîtresse, nouvelle classe, nouveaux camarades… avec des    nouvelles consignes et des gestes barrières répétés régulièrement.

Nous sommes également très inquiets pour les  enfants vivant dans des situations sanitaires, familiales, alimentaires … préoccupantes, et dont le retour à l’école ne serait pas rendu prioritaire. Nous dénonçons aussi la souffrance de ces jeunes qui se retrouvent isolés, sans connexion internet, dans des contextes familiaux anxiogènes. Concernant les élèves dits “décrocheurs” durant le confinement, nous contestons le chiffre donné par le ministère de 4%, surtout dans les collèges, et surtout en Seine-Saint-Denis.

Nous sommes révoltés par l’absence de décision forte pour l’école et particulièrement en Seine-Saint-Denis. Dans les fonds débloqués pour la crise, le montant pour l’éducation est assez simple à mémoriser : zéro !

Nous ne comprenons pas les incertitudes fort préjudiciables et l’obstination du ministère pour les élèves de Première devant passer un oral de français dans des conditions déplorables. Nous exigeons des mesures pour bien accompagner tous les élèves de Terminale qui devront passer les oraux de rattrapage.

De même, nous sommes scandalisés par le maintien des politiques de restrictions budgétaires dans l’école. Dans ce contexte d’une année scolaire fortement chamboulée par ce confinement, le gouvernement montre d’une façon toute particulière sa préoccupation revendiquée d’un lien renforcé à l’école pour les plus défavorisés : les annonces de fermetures de classes dans notre département de Seine-Saint-Denis, l’un des plus pauvres de France, font grimper un peu plus l’angoisse chez les parents et les enseignants. Comment oser fermer des classes en septembre prochain, alors que les élèves auront accumulé un retard important dans leurs apprentissages, et qu’il faudrait au contraire renforcer les moyens de l’école publique ? Certains élèves auront inévitablement bien été laissés au bord de la route, du fait de la fracture numérique, des inégalités sociales entre les familles. Ces fermetures de classes aggraveront les conditions de travail à la rentrée pour les élèves les plus fragiles.

Nous sommes actifs, par nos discussions avec les directions d’écoles, avec les représentants de la mairie et les parents de tout Montreuil, qui nous remontent beaucoup d’inquiétudes. Nous soutenons des associations proches des enfants et des familles par la mise à disposition de fournitures scolaires ou par l’accompagnement de situations individuelles.Nous continuons à être disponibles, à l’échelon municipal, et à l’échelon des établissements, pour travailler sur ce retour progressif à l’école.

Nous, représentant·es FCPE  des établissements scolaires de Montreuil, affirmons notre droit d’être systématiquement associé·e·s à l’organisation de la reprise des cours, comme des activités péri-scolaires école par école ou à l’échelle de la ville avec l’UCL.

Par ailleurs, nous souhaitons être associés dès maintenant aux dispositions pour la rentrée de septembre. Aucun élève n’aura eu les mêmes progressions d’une classe à l’autre, d’une matière à l’autre… Plutôt que de multiplier les communications contradictoires, voire faire pression sur les responsables pédagogiques pour que ceux-ci rassurent des familles quand il n’y a pas lieu de les rassurer, nous souhaiterions que l’Éducation nationale mette toute son énergie à préparer une rentrée scolaire dans les meilleures conditions en septembre, y compris en travaillant sur des dispositifs permettant de rattrapper les décrochages scolaires qui auront eu lieu durant le printemps 2020.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Recteur, nos sincères salutations, et de croire en  l’assurance de notre engagement dévoué pour le service public d’éducation.

Les administrateurs de l’UCL FCPE Montreuil

ucl.fcpe.montreuil@gmail.com

Report des réouvertures des 54 écoles montreuilloises, pas avant le 18 mai

Déclaration de Patrice Bessac, Maire de Montreuil : «Ouverture des écoles : la sécurité d’abord !»

« Dans le cadre du déconfinement, il est demandé aux communes d’assurer, dès le 12 mai, l’ouverture des établissements scolaires : écoles maternelles et élémentaires. À cette heure et à moins de cinq jours ouvrés de la date annoncée par le Premier ministre, aucune information ne nous est encore parvenue de la part de l’Éducation Nationale. Or, l’organisation d’une rentrée scolaire dans un tel contexte, est conditionnée à plusieurs éléments déterminants.

En effet, l’absence de recommandations sanitaires formelles et détaillées, l’absence de visibilité quant au nombre d’enseignants qui seront présents pour accueillir les élèves, l’absence de tout recensement des intentions des familles quant à l’envoi éventuel de leurs enfants en classe, ne permettent pas d’envisager à Montreuil une ouverture rapide de nos écoles.

J’ai donc décidé de refuser l’ouverture, au 11 mai, de nos 54 écoles.

Malgré l’engagement total des agents du service public local, l’absence de ces éléments clés et impératifs à l’élaboration des scénarios réalistes pour sécuriser les conditions sanitaires qui doivent être garanties aux enfants, aux enseignants et aux agents du service public, me conduit à ne pas envisager cette rentrée scolaire, qui sera nécessairement évolutive et progressive, avant le lundi 18 mai. Nous attendons ces éléments de la part de l’Éducation Nationale et procédons donc à un premier report pour une éventuelle rentrée le 18 mai, si les informations nous parviennent rapidement.

Pour certains de nos habitants et dans certains quartiers, je sais que la question de la reprise d’une activité devient une question de survie. D’un point de vue éducatif, social, égalitaire et économique il y a un enjeu fort à permettre l’accueil des enfants dans les écoles, mais cela ne peut se faire au détriment de leur santé et de leur sécurité, celles de leurs enseignants et du personnel communal.

La ville de Montreuil, après concertation avec les organisations représentatives des parents d’élèves, des syndicats enseignants et des personnels communaux, communiquera au plus vite aux parents des enfants montreuillois, scolarisés en maternelle et en élémentaire, les conditions pratiques et sécurisées dans lesquelles la rentrée scolaire pourrait être envisagée. »

Les aides financières pour les familles

Aides de la Ville aux familles d’enfants demi-pensionnaires en maternelle ou élémentaire

Afin d’atténuer les difficultés rencontrées par les familles dans le contexte du confinement, des chèques-déjeuner sont distribués aux foyers Montreuillois dont les enfants sont scolarisés en école maternelle ou élémentaire . Cette aide financière destinée à pallier la fermeture des cantines scolaires s’adresse aux familles dont le quotient familial permet une tarification de la restauration scolaire à 0,54€ par repas. Ce sont ainsi près de 2.000 familles, soit 3.200 enfants, qui recevront 10 chèques alimentaires d’une valeur de 10€ chacun par enfant.

Les familles concernées seront très prochainement informées des modalités de récupération des chèques et pourront les récupérer sur rendez-vous.

Aides du Conseil Départemental pour certains collégiens demi-pensionnaires

La fermeture des écoles a entraîné pour les collégiens demi-pensionnaires la fin des déjeuners à la cantine cinq jours par semaine. Pour les familles les plus modestes, les conséquences économiques peuvent être importantes. Ainsi, d’ici à la fin du mois d’avril, le département de Seine-Saint-Denis a décidé d’apporter une aide de 60 euros aux familles les plus modestes dont les enfants mangeaient habituellement à la cantine. Cela représente près de 25.000 foyers sur le département.

Aides de l’État aux familles modestes

4,1 millions de foyers dont près de 5 millions d’enfants bénéficieront de cette aide exceptionnelle de solidarité versée en une fois, le 15 mai 2020, automatiquement par les caisses d’allocations familiales (CAF), les caisses de la mutualité sociale agricole (MSA) et Pôle emploi. Pour un foyer bénéficiaire des APL (hors bénéficiaires du RSA ou de l’ASS) Personne seule ou en couple avec un enfant 100€ Personne seule ou en couple avec deux enfants 200€ Personne seule ou en couple avec trois enfants 300€ Personne seule ou en couple avec quatre enfants 400 € Pour un foyer bénéficiaire du RSA ou de l’ASS Personne seule ou en couple 150€ Foyer avec un enfant 250€ Foyer avec deux enfants 350€ Foyer avec trois enfants 450€ Foyer avec quatre enfants 550 €
https://www.montreuil.fr/covid19/tout-savoir-sur-laide-nationale-pour-les-familles-modestes

Pré-lancement de lexilala

Lexilala est une initiative pour faciliter la communication entre les acteurs éducatifs et les familles, grâce à des mots illustrés et traduits en plusieurs langues, téléchargeables gratuitement sur notre plateforme.

Lexilala est le fruit de la collaboration entre quatre acteurs qui partagent leur vision d’une école plus ouverte et inclusive : Dulala, la FCPE de Montreuil, Fable-Lab et Dix Milliards Humains. Il naît du constat que la communication entre les structures éducatives est souvent source d’incompréhension ou de difficultés, notamment pour les familles dont le français n’est pas la langue première.

La carte école en huit langues

En période de confinement, nous nous sommes posé la question de savoir si nous reportions le lancement de Lexilala. Nous avons finalement décidé d’ouvrir plus tôt que prévu une version bêta, qui sera enrichie par vos différents retours avant un lancement officiel en fin d’année scolaire. Pourquoi ? Parce qu’aujourd’hui plus que jamais, une communication plurilingue est nécessaire et vitale pour que toutes les personnes vivant en France, quel que soit leur niveau de maîtrise de la langue, puissent avoir accès aux informations des acteurs éducatifs. Une communication plurilingue inclusive est un levier puissant pour construire ensemble une société unifiée dans sa diversité.

Cette version beta est destinée à recevoir vos retours ! Alors allez y faire un tour, et n’hésitez pas à nous renvoyer votre avis via ce formulaire. Un grand merci plurilingue !

Pour une juste continuité pédagogique

FCPE de Seine-Saint-Denis, Communiqué de presse, Bondy, 29/03/2020

La FCPE de Seine-Saint-Denis salue tous les enseignant(e) s et tous les acteurs investis dans la mise en place de la continuité pédagogique. Elle ne voit pas comment ils pourraient aller cueillir des fraises.

Interpellée par la très grande hétérogénéité des situations la FCPE de Seine-Saint-Denis appelle les autorités académiques et l’ensemble de la communauté éducative à des actions pédagogiques qui tiennent réellement compte de la situation de crise.

La FCPE de Seine-Saint-Denis s’inquiète :

  • des familles entières qui ne sont pas joignables
  • de la fracture numérique qui trie ceux qui ont la fibre de ceux qui n’en n’ont pas voire de ceux privés de connexion ou qui se partagent à plusieurs le même outil ;
  • d’une pédagogie distanciée qui trie ceux qui sont autonomes quels que soient l’âge de ceux qui le sont moins ;
  • ceux qu’un parent peut aider, de ceux qui sont seuls dans leurs apprentissages ;
  • de l’anxiété des élèves et de leurs familles face à la montée de la pandémie et de ses conséquences parfois très immédiates pour beaucoup ;
  • de l’échange de devoirs et cours papiers qui pose directement la question du respect des gestes-barrières.

Dans ces conditions, la notion d’évaluation notée n’a pas de sens particulièrement concernant l’acquisition de notions nouvelles. La FCPE dénonce par ailleurs l’attribution de zéro pour devoirs non rendus. L’évaluation n’est pas un contrôle de présence. La FCPE demande donc la suspension des notes jusqu’à la fin de la crise.

La FCPE appelle également la région, le département, les communes et tous les opérateurs et acteurs privés à mettre à disposition des élèves qui se signaleraient auprès de leurs établissements scolaires des solutions clef en main (matériel informatique et moyen de connexion) leur permettant de se connecter aux outils mis en place avec conviction par les équipes pédagogiques.

Confinement semaine#2

La continuité pédagogique sur le papier, moins facile dans la réalité de nombreuses familles

Chers parents,

Nous espérons que la première semaine de confinement s’est passée aussi bien que possible, même si nous avons pleinement conscience des difficultés que peuvent rencontrer certaines familles et certains élèves de Montreuil.
Sachez que le Service Éducation de la Ville, l’Éducation Nationale, l’UCL FCPE sont mobilisés pour essayer d’accompagner aux mieux les élèves les plus en difficulté, car ce sont bien eux qui subiront le plus les conséquences liées aux consignes de confinement, et la rupture pédagogique parfois inexorable. Cette continuité pédagogique que l’on doit être en mesure d’ assurer durent cette période n’est pas forcément une priorité pour tous les parents car elle représente une charge supplémentaire lourde à assumer en plus d’autres difficultés du quotidien. Certains parents doivent assurer du télétravail et cumuler avec un accompagnement aux devoirs de leur(s) enfant(s), ce qui s’avère particulièrement difficiles parfois, et la quantité de devoirs donnés est parfois conséquente, et plusieurs familles sont découragées. Certains familles ne parlent pas le français et ne reçoivent peut-être des mails sans pouvoir les comprendre. À cela, se rajoute la difficulté d’être confiner parfois dans de petits espaces, avec peu de possibilité de sorties pour des enfants qui ont pourtant besoin de dépenser leur énergie!

Une chose très importante et à faire circuler autour de vous, c’est que toute famille isolée ou en difficulté doit absolument prendre contact avec l’établissement scolaire, école, collège ou lycée pour maintenir un lien.

Si votre enfant est en primaire vous pouvez aussi appeler le service APE de la Ville de Montreuil pour signaler que vous n’avez pas été en contact avec l’école depuis le début du confinement, et communiquer vos coordonnées si elles ont changé.

Service APE joignable par téléphone uniquement au: 
01 48 70 60 77 ou 01 48 70 61 31 ou 01 48 70 62 95

Grand nombre de directions d’école ont fait basculer le téléphone de l’école sur leur portable personnel, les écoles sont en principe facilement joignables. Il faut faire fonctionner les réseaux autour de vous (associations, voisinage, …) essayer de ne pas rester isolé dans vos difficultés pour accompagner vos enfants et tenter de leur faire continuer de suivre leurs apprentissages à distance.
Organiser cela, c’est aussi rester en lien avec l’école, avec l’instituteur ou l’institutrice de votre enfant. 

Vous pouvez aussi appeler directement l’inspection académique de Montreuil si vous n’avez pas eu de contact avec l’école de votre enfant, ou si vous connaissez une famille qui n’a pas possibilité de contacter l’école de son enfant,

Les directions d’école ont pour certaines déjà donné des consignes aux enseignants pour établir un lien avec les familles, par téléphone, ou par visioconférence quand c’est possible. Elles sont aussi censés recenser les difficultés des familles sur leur établissement (pas d’ordinateur, pas d’internet, pas de possibilité de faire des impressions, etc…) et voir ce qu’il est possible de mettre en place pour que l’élève puisse ne pas rompre le lien avec l’école et continuer au mieux ses apprentissages.

Avec toutes les difficultés liées aux consignes de confinement, il doit être possible pour les familles le souhaitant, de récupérer des photocopies, (à certains endroits précis notamment sur les écoles restants ouvertes pour les enfants de parents « soignants »), mais il faut pouvoir anticiper et récupérer les informations sur le travail ou les documents donnés, dans telle classe, dans telle école. L’Éducation Nationale serait en mesure de fournir des attestations de sorties datées pour les familles qui pourraient se déplacer, d’où l’intérêt de bien se manifester auprès de vos écoles. Nous reviendrons vers vous dès que nous en saurons davantage.

Vous êtes aussi nombreux à remonter que vos enfants ont trop de devoirs!
Ne soyez pas découragé si vous avez du mal à gérer toute cette intendance pour assurer cette fameuse continuité pédagogique, chacun fait ce qu’il peut, au mieux de ses possibilités.

Nous encourageons aussi les parents à ne pas laisser sortir seuls leurs enfants, ou leurs ados, à rappeler les gestes barrières à ceux-ci également.
Des enfants et des ados sont vus dans certains quartiers, jouant au foot, se regroupant, et ne prenant pas la mesure de la situation sanitaire que nous devons suivre.

Restons-chez nous, limitons nos sorties pour le bien de tous!

Infos sur les modalités d’accueil des centres municipaux de santé montreuillois: cliquez ici

Covid-19: tous les établissements scolaires fermés au 16 mars et jusqu’à nouvel ordre…

Chers parents,

Vous le savez, tous les établissements scolaires sont fermés depuis lundi 16 mars pour protéger les enfants et réduire la propagation du coronavirus sur l’ensemble du territoire.

Seuls les enfants de parents soignants peuvent être accueillis dans les établissements scolaires, ils seront regroupés sur un même établissement. Sur Montreuil, vous trouverez toutes les informations nécessaires pour ces enfants ici

Le Ministre de l’Éducation Nationale a dit devoir assurer une continuité pédagogique pour tous les élèves, grâce à une plateforme numérique  » ma classe à la maison » qui est développée avec le CNED (Centre National d’Enseignement à Distance). Il est possible que d’autres outils soient mis à disposition localement sur les établissements avec les équipes pédagogiques. Dans tous les cas, un accès internet, et une tablette ou un ordinateur seront probablement nécessaires.
Il faut que les familles n’ayant pas accès à internet ou pas d’équipements informatiques à la maison le signalent auprès de la direction de l’établissement scolaire, qui peut éventuellement palier à cette difficulté en prêtant des tablettes ou en fournissant des photocopies. Nous avons conscience que cette crise va accuser les inégalités entre les familles, cependant, il faut veiller à accompagner au mieux les plus démunis.

Nous savons déjà que l’afflux massif de connexion sur les ENT (Environnements Numériques de Travail) rend l’accès aux documents de cours ou exercices difficiles. Trop de connexions simultanées!

Les équipes pédagogiques sur les différents établissements réfléchissent à adapter d’autres stratégies, d’autres outils (numériques évidemment) pour que les élèves puissent recevoir des informations de leurs professeurs.

Donc surtout ne paniquez pas si vous rencontrez des difficultés de ce type, vous n’êtes pas les seuls!

En alternative, et pour assurer la meilleure continuité pédagogique possible, le Ministère de l’Éducation Nationale renvoie les parents vers les plateformes « Ma classe à la maison »:

https://ecole.cned.fr pour les élèves en école primaire,

https://college.cned.fr pour les collégiens,

et https://lycee.cned.fr pour les lycéens.

Elles fonctionnent très bien, et proposent des exercices et contenus pédagogiques adaptés au niveau de votre enfant. Il suffit de créer un compte à l’aide d’une adresse mail.

Nous souhaitons bon courage aux parents d’élèves pour l’organisation des semaines à venir, et espérons que la solidarité entre tous et l’entraide seront de mise!

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– Pour tous renseignements sur les écoles de regroupements à destination des personnels soignants : 01 48 70 60 77

– Pour tous renseignements concernant les inscriptions scolaires, les inscriptions crèche, le paiement de la facture : 01 48 70 61 31 ou 01 48 70 62 95. 

Vous pouvez trouver des informations sur le site de la ville : https://www.montreuil.fr/

LES ÉQUIPEMENTS PUBLICS DE MONTREUIL SUIVANTS SERONT FERMÉS À PARTIR DU LUNDI 16 MARS ET JUSQU’À NOUVEL ORDRE :

  • les crèches et relais petite enfance
  • les établissements scolaires : écoles, collèges, lycées, IUT….
  • les équipements sportifs : stades, piscines, gymnases, centre Arthur Ashe…
  • les équipements culturels : théâtres, cinéma, bibliothèques, centre d’art contemporain Tignous, instrumentarium, conservatoire…
  • les accueils enfance/jeunesse : accueils de loisirs, antennes jeunesse, point information jeunesse, café la pêche…
  • les squares et espaces de jeux, le parc Montreau et le parc départemental Jean Moulin les Guilands, le Jardin du Partage (77 rue Pierre de Montreuil), la maison des murs à pêches, restent fermés